amélanchier

Enfin je l’ai trouvé mon ovalis!
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En fait c’est pas très difficile de se procurer de l’Amélanchier, pour peu qu’on ne soit pas très regardant sur l’origine. Vous trouverez facilement les variétés nord-américaines comme l’Amélanchier du Canada, mais pour ce qui est de l’unique espèce européenne, l’Amélanchier ovalis, c’est une autre affaire!*
Mon micro-jardin botanique, plutôt pauvre en ligneux (arbres & arbustes. Question de place), s’enrichit donc d’une nouvelle espèce collector.
Triple lutz de joie devant le facteur perplexe (pour ne pas dire effrayé)…

Il est un peu chétif je vous l’accorde (l’arbuste pas le facteur), mais à terme il sera magnifique (voir ici). Par ailleurs, cerise amélanche sur le gâteau, ses fruits sont comestibles.
Mes tartines trépignent d’impatience.

* Le problème ne se limite d’ailleurs pas qu’à cet arbuste: Pépinières et jardineries sont saturées d’espèces « importées » alors que pour le même genre de plante il existe souvent des espèces autochtones qui elles sont introuvables. Remarquez, quand il s’agit de « jardinage » on est pas à une absurdité près.

premières plantations

De nombreuses plantes du jardin ont été prélevées en nature: s’il m’arrive parfois d’en transplanter (uniquement des espèces très communes je vous rassure), habituellement je procède en semant les graines récoltées. Démarche passionnante mais au succès relatif et qui demande du temps avant de pouvoir admirer la plante adulte. Alors parfois, pris de spasmes, je craque et fais un saut en jardinerie pour satisfaire mes pulsions botaniques.
Je me pointe avec ma flore de 1630 pages afin de 1) tenir éloignés les vendeurs (effrayés par mon ostensible pavé), et surtout 2) me permettre de voir si j’ai affaire à des espèces indigènes (enfin, en tout cas dans un généreux rayon de 1000 km. Vu l’offre en jardinerie je m’en contenterai). En privilégiant le local je me retrouve avec des plantes adaptées au climat et au sol, et j’évite de contribuer au saccage des écosystèmes dû aux espèces invasives échappées des jardins (Buddleia, Renouée du Japon, Solidages nord-Américains, etc. toujours en vente libre, et même parfois plantés par les services municipaux! Donc phénomène pas près de s’arrêter).

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Me voilà de retour avec une petite dizaine de nouvelles pensionnaires.

Avant toute chose je dégaine à nouveau ma Flora Helvetica histoire d’en savoir plus sur les plantes à installer. Je rédige alors une petite fiche de plantation avec toutes les informations essentielles comme: l’exposition, les besoins en eau, la rusticité, la richesse du sol, etc. Connaissant par coeur le moindre cm² de ce jardin (y compris les variations d’humidité et de composition de la terre) je n’ai plus qu’à dénicher l’emplacement idéal pour chaque plante. Je recrée alors différents écosystèmes (versions « de poche ») dans différents lieux du jardin: rocaille sèche, zone humide, sous bois, etc.
Bon c’est pas parfait mais je sens que ça fonctionne plutôt bien.
L’observation des associations de plantes en nature (« phytosociologie »)  m’est aussi d’une aide précieuse. Prenons un exemple: j’ai constaté que la reine des prés(photo) était très souvent accompagnée de la Valériane(photo), alors pourquoi les séparer au jardin? Le bon sens (à défaut d’avoir le bagage scientifique nécessaire) me dit que des millions d’années de co-évolution ne sont certainement pas sans influence quant au bon développement des plantes ainsi associées.
Et puis, un peu d’éco-politesse, ne brisons pas de si vieilles amitiés…

Quelques images des nouvelles arrivantes:

Sedum acre  Orpin doux  Polypode commun  Polystic a aiguillons  Absinthe  Origan  Lin

prima vera

Pour certains le printemps commence le 20 mars à l’équinoxe ( équi-quoi? ), pour d’autres il démarre dès qu’il est possible de boire un verre en terrasse. En ce qui me concerne le printemps ne débute qu’avec la primevère.

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Primevère (du bas latin « prima vera ») signifiait « printemps » en ancien français (d’ailleurs Espagnols Italiens et Portugais disent « primavera »).
Il existe pas mal d’espèces de primevères, les plus connues étant le « coucou » (Primula veris), la primevère élevée (Primula elatior) et la primevère commune (Primula vulgaris) en photo ci-dessus (toutes trois assez répandues. Les autres sont des espèces montagnardes, rares et souvent protégées. Donc pas touche). Primula Vulgaris se distingue des deux précédentes par son absence apparente de tige (les fleurs semblent jaillir de la rosette, alors que chez Veris et elatior elles sont portées par de longs pédoncules – voir ici).

La voilà enfin, avec un peu de retard sur 2012, clôturant un interminable hiver.
La saison 2013 au jardin peut donc commencer! Taïauuuuut!

taille des rosiers

Quel plaisir de retourner au jardin après plus de 4 mois de pause hivernale! Pas grand-chose à faire ce mois-ci (dans ma zone climatique en tout cas) si ce n’est nettoyer, préparer et profiter des quelques belles journées de mars.

Comme tous les ans cette période est celle de la taille des rosiers. Je me permets donc de poster ici quelques conseils qui je l’espère vous seront utiles (note: tous mes rosiers sont « remontants », c’est-à-dire qu’ils fleurissent tout au long de l’année. Les « non-remontants », qui ne fleurissent qu’une seule fois, doivent être taillés après la floraison. Il ne sera pas non plus question de rosiers grimpants, tiges ou pleureurs).

précautions

– Opérez hors période de gel.
– Utilisez un sécateur en bon état, affûté et désinfecté. Et oui, les plantes aussi sont victimes de virus, bactéries et autres champignons. Que diriez-vous d’un chirurgien qui utiliserait toujours les mêmes instruments rouillés pour chaque patient? Et bien gardez cette image en tête quand vous opérez vos rosiers. De plus cette désinfection doit se faire entre chaque plant: Si l’un d’eux est malade alors vous risqueriez de contaminer les individus sains.
Pour stériliser mon sécateur j’utilise à la fois de l’alcool et la flamme d’un briquet (mais pas en même temps hein! sinon bye-bye sourcils).

À noter qu’un sécateur ne s’utilise pas n’importe comment (cliquer pour agrandir):
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a) Lame en haut et contre-lame (partie épaisse) en bas > branche écrasée par la contre-lame. Coupe malpropre, porte d’entrée des maladies. b) Lame en bas et contre-lame en haut. La coupe est nette, la contre-lame n’écrasant que la partie coupée de la branche.

Type de taille

Une fois ces précautions prises il vous faudra déterminer quel type de taille appliquer à quel rosier: le bon sens vous dicte sans doute de scalper les gros individus et de laisser tranquille les petits plants chétifs. Et bien c’est tout le contraire qu’il faut faire > « taille courte » pour les gringalets et « taille longue » pour les costauds.
Taille courte: n’hésitez pas à rabattre assez sévèrement les petits plants (voir ici), à 15/20 cm du sol, il n’en repartiront que plus vigoureusement. Sans cela ils ne produiraient que de petites branches chétives et peu florifères.
Taille longue: Taille légère pour les rosiers vigoureux (voir ici). Raccourcis sévèrement ceux-ci produisent de longues branches peu florifères ce qui vous obligera à sortir l’échelle pour aller cueillir l’unique rose de la saison (ok j’exagère un peu… quoi que).

La taille

– commencez par enlever bois mort et branches abîmées.
– Aérez le plant: coupez les branches qui se dirigent vers l’intérieur et celles qui s’entrecroisent.
– Coupez ce qui sort de terre et ce qui démarre sous le point de greffe (bourrelet à la base du rosier) et qui ne ressemble pas tout à fait aux autres branches (« drageons » et « gourmands » qui appartiennent au porte-greffe. Plus d’infos, voir ici, ou )
– Taillez les branches au-dessus d’un « oeil ». La position de celui-ci (branche en devenir) déterminera la forme future de votre rosier. Choisissez donc un œil dirigé vers l’extérieur, anticipez les éventuels croisements de branches afin de les éviter.
– Tailler correctement:

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A) Taille trop longue. Le bout de la branche se nécrosera (lieu d’accueil des parasites et porte d’entrée des maladies).  B) Taille trop courte.  C) Bonne distance, mauvais angle: l’eau stagnera sur la coupe ce qui risque d’occasionner l’apparition de maladies ou le pourrissement de la branche  D) Bonne distance, mauvais angle: La coupe en biseau permet d’évacuer l’eau, mais celle-ci stagnera au niveau du bourgeon. Même remarque que précédemment. Risque supplémentaire en cas de gel tardif.  E) Bonne distance (env 1cm) et bon angle: l’eau sera évacuée à l’opposé du bourgeon.

au cas où

Il est possible de protéger les plaies de taille en utilisant du mastic à cicatriser, c’est ce que je fais en général. N’en ayant pas sous la main cette année j’ai testé un truc trouvé sur le net > de la cire de bougie.
Wait and see…