les racines de l’intelligence végétale

Intéressante mais trop courte (« Ted » oblige) intervention du botaniste Italien Stefano Mancuso, professeur à l’université de Florence, fondateur du laboratoire international de neurobiologie végétale.

Oui oui, vous avez bien lu: « neurobiologie végétale« ! Étonnante appellation qui visiblement n’était pas du goût de certains scientifiques désireux de dénoncer, par tribune interposée, ce blasphématoire oxymoron. Réponse de l’intéressé: « Les plantes n’ont pas de neurones ou de cerveau, c’est un fait, admet Stefano Mancuso, mais cela ne signifie en aucun cas qu’elles sont incapables de calcul, d’apprentissage, de mémoire ou même de sensibilité. » (source)

   

A creuser cette histoire de « zone de transition »

ci-gît Sequoia sempervirens

Triste découverte hier. Les rafales de ces dernières semaines n’auront pas épargné ce très bel arbre du domaine de Rovoré. Un Sequoia Sempervirens si je ne me trompe.

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Vu la circonférence il ne devait pas être bien vieux (rien à voir avec les séquoias Américains), mais ça reste tout de même impressionnant. En tout cas moi ça m’émeut, snif (ouais je sais, quand il s’agit d’arbres je suis pas toujours super objectif)

                                  À y réfléchir je me demande s’il ne s’agissait pas d’un Douglas. J’étais je crois trop perturbé pour faire de la détermination…
Au final le résultat est le même: un arbre d’un tel gabarit au sol reste un triste spectacle.

Vernalisation

Main verte, main verte, c’est vite dit! Vert pastel alors… bien délavé.

Globalement on ne peut pas dire que mes campagnes de semis soient une franche réussite. Faut dire que j’ai accumulé les p’tites erreurs. Erreurs que je n’ai bien évidemment pas l’intention de réitérer (running-gag jardinier certes original, mais au succès relatif)

–      Opération semis d’hiver terminée      –

Mais c’est qu’il insiste! Et pourquoi pas semer à la cave, dans la litière du chat, le tout arrosé de javel. Effectivement ça peut paraître bizarre de semer en ce moment. Toutefois ma bizarrerie intrinsèque n’à rien à voir dans cette affaire. Laissez-moi vous expliquer :

Les boulettes de base ayant été corrigées (comme l’excès d’humidité, le mauvais choix de substrat, etc) je constatais que bon nombre de mes graines ne germaient pas. Flute alors (en vrai je jure mieux que ça hein)! Il doit bien y avoir une raison. Effectivement, je l’ai appris par la suite, il y a bien une raison.

La nature est bien faite !

Prenez une plante de climat océanique doux (disons, au hasard, domiciliée à St-Magne en Gironde). Rien ne s’oppose à la germination de la graine sitôt tombée au sol: Les conditions climatiques restent, tout au long de l’année, propices au développement de la plante (enfin, en tout cas elles ne sont pas défavorables). Forte humidité, régularité des précipitations et températures clémentes sont autant de garanties de survie pour la jeune plantule. Prenez maintenant une espèce continentale ou montagnarde (domiciliée, par exemple, du côté de Bassachaux dans le setkat). La p’tite graine a pas intérêt à pointer le bout de son germe trop vite vu l’hiver rigoureux qui l’attend. Mieux vaut roupiller jusqu’au printemps (on dit que les graines sont en dormance). La semence est donc protégée par des mécanismes qui retardent la germination : physiques > étanchéité/dureté de la protection (« tégument »)  de la graine ; et chimiques > substances inhibitrices. Certaines graines ont donc besoin de passer au froid, d’être lessivées tout l’hiver pour permettre de « lever la dormance » et ainsi pouvoir germer (on appelle ça vernalisation). Voici donc la raison de mon semis hivernal.

Tribulations-observation-imitation.

Pas folle la guêpe (enfin pas trop).

Voilà, je croise les doigts (les orteils, les oreilles, etc) et je laisse la nature faire son taff. Succès pas garanti du tout, après tout je suis loin d’être un expert. J’apprends sur le tas (de compost).

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A suivre…

Méristèmes

« Méristème : Tissu végétal indifférencié, dont les cellules se divisent activement, permettant ainsi la croissance de la plante et sa différenciation. »

Larousse

« Habituons-nous à cette réalité dérangeante : la plante, contrairement à l’animal, ne limite pas son embryogenèse à une courte période au début de sa vie ; des groupes de cellules embryonnaires, les méristèmes, qui n’ont pas d’équivalent chez l’animal, lui permettent de croître toute sa vie […] C’est mal traduire la réalité de dire qu’elle peut pousser indéfiniment ; en réalité , elle doit le faire, au point de mourir si on l’empêche d’augmenter ses dimensions […]

Les plantes n’ont pas de durée de vie définie, et beaucoup d’entre elles sont potentiellement immortelles. »

                Francis Hallé, « éloge de la plante »