déluge d’arbres

Qu’il est tentant pour l’internaute désoeuvré de passer des heures à s’instruire devant des vidéos de petits chatons trop mignons. Mais je ne suis pas de ce genre-là! Ho rassurez-vous comme tout humain normal, moderne et équilibré je passe moi aussi des heures à fixer une dalle lumineuse. Toutefois mon truc à moi, voyez-vous, c’est le végétal ; en ce moment les arbres remarquables: Dès que j’ai un peu de temps je prospecte, je fouille, je triture le web à la recherche des vénérables, histoire de les répertorier sur une carte*.

Après plusieurs mois de boulot la voici qui commence à ressembler à quelque chose. C’est avec plaisir que je la partage désormais avec vous.
(ça risque de ramer/buguer un peu vu le nombre de repères affichés mais je me rassure en me disant que si ça fonctionne sur un ordi de huit ans d’âge ça doit marcher sur le Pc des gens normaux.)

                    Bonne ballade (cliquez sur l’image)…

*rien à voir avec la carte évoquée dans un précédent article qui elle concerne mes propres observations dans le Chablais.

retrouvailles

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Par une fraîche journée de mai je retrouve le châtaignier de Bonnatrait.

J’en profite, savoure l’instant, emmagasine un maximum d’images, car vu son état il pourrait très bien se fendre en deux au prochain coup de vent, ou coup de foudre comme ce fut visiblement le cas il y a quelques années. Réduit de moitié il reste pourtant superbe et j’adorerais pourvoir me procurer, s’ils existent, de vieux clichés du temps de sa splendeur (enfin façon de parler: est-il au moins possible de trouver quelque chose de plus beau que cet arbre tout droit sorti d’un conte fantastique?).
En général je suis plutôt partisan de laisser faire la nature, mais un petit travail de haubanage serait quand même le bienvenu histoire de préserver ce joyau du patrimoine local.

J’ai essayé de contacter l’association A.R.B.R.E.S pour (on peut rêver) faire classer ce châtaignier. Sans succès (pour l’instant).

Affaire à suivre…

du côté de Samoëns

Ce week-end je me suis rendu aux 5è journées botaniques de Samoëns.
Je comptais en profiter pour prendre quelques clichés du tilleul de Sixt (à quelques kilomètres de là) et surtout du « gros tilleul » de Samoëns(photo) (un arbre âgé, selon les sources, de 575 à 653 ans!). Mais la journée était mal choisie pour une séance photos: trop de gens, trop de voitures. Quant au tilleul de Sixt: impossible à approcher pour cause de travaux dans le bâtiment contigu…

J’ai cependant découvert deux arbres remarquables sur le trajet Thonon-Samoëns:
Un très beau chêne à st-Jeoire (4,58 m de circ) et un châtaignier massif du côté d’Armoy. Je n’ai pas pu mesurer ce dernier (terrain privé, barbelés) mais je pense qu’il doit faire entre 7,50 et 8 mètres de circonférence!

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prospection

J’ai toujours été fasciné par les arbres mais ma passion pour les arbres dits « remarquables » a débuté en 2007 à la découverte de châtaigniers multi-centenaires (photo) à seulement deux kilomètres de chez moi! Difficile de décrire l’émotion qu’a pu susciter cette première rencontre. Disons, pour faire simple, qu’au plaisir que me procure habituellement la compagnie du végétal s’ajoutait alors l’émoi que provoque parfois la vue de très anciens édifices: vous savez, ce vertige qui vous gagne à l’idée que ce que vous contemplez avait sans doute sensiblement la même apparence quand vos arrière-arrière-arrière grands-parents n’étaient que des bambins ; et sera encore là, impassible, des générations après que votre tombe soit recouverte de mousse. La beauté + le sentiment d’infini face à la finitude humaine… On n’est pas loin de la commotion là…

Hé ho c’est mon blog hein, j’ai quand même droit à quelques envolées mystiques. Bon, laissez-moi le temps de garer mon nuage et je suis à vous…

Suite à cette première découverte j’ai cherché d’autres « vénérables » de ma région. Pas difficile de trouver les stars locales, c’est ainsi que j’ai pu rencontrer le Tilleul de Féternes (photo) et le Châtaignier de Troubois (photo) , des arbres encore plus impressionnants que les précédents. Ça y est, j’étais contaminé pour de bon!
Mais très vite plus rien. « Quoi, il n’y a qu’une poignée de remarquables dans le Chablais? » me disais-je alors (oui parce que quand on aime les arbres on finit forcément par parler tout seul à voix haute)...
Le démenti n’allait pas tarder et la solution se trouvait, pour le coup,  juste sous mes yeux! Celle-ci prit l’apparence d’un magnifique châtaignier de 7,42 m de circonférence (photo) (vision fabuleuse, quelque part entre Caspar David Friedrich et Sleepy Hollow!) à seulement 50 m d’une route pourtant parcourue des centaines de fois. Un arbre parfaitement remarquable et pourtant répertorié nulle part!
Alors j’ai compris (oui je suis un peu lent des fois, c’est mon côté végétal) que les infos glanées auparavant étaient simplement incomplètes, les inventaires tout sauf exhaustifs, et que des merveilles se cachaient certainement juste sous mon nez!

Depuis je réapprends à « regarder » avec attention mon environnement. Exercice intéressant qui m’a permis de redécouvrir le paysage local. Puis j’ai méthodiquement entrepris de contacter les mairies du coin (ho trois fois rien. Un peu plus de 80 pour vous donner une idée), sans grand succès pour l’instant (Je tiens à remercier, s’ils venaient à passer par ici, ceux qui ont eu la gentillesse de me répondre)…

Afin d’établir un inventaire des arbres remarquables Chablaisiens (tiers nord-est de la haute-Savoie) j’ai créé pour me simplifier la tâche (et aussi histoire que tout le monde en profite) une carte interactive sur laquelle je compile mes observations/trouvailles ; je mettrai celle-ci en ligne quand j’aurai (un peu) rempli le grand vide central, sorte de triangle des Bermudes local.

Dans l’idéal j’aimerais pouvoir obtenir des informations sur un maximum d’arbres et créer pour chacun une fiche d’identité (âge, circonférence, histoire locale, galerie photo, vieilles photographies, etc) mais c’est un travail de fourmi alors ne vous attendez pas à un mémoire dans l’année.

Mais j’ai tout mon temps…